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La conférence eTELEMED 2017 met en lumière les réalisations du Canada en santé numérique

Publié le 23 mai 2017 par Bobby Gheorghiu

Du 19 au 23 mars derniers, j’ai eu le privilège d’assister à la conférence eTELEMED 2017 à Nice, en France. Tout a commencé par une invitation à siéger au conseil éditorial de la conférence, où j’ai pu participer à l’établissement du contenu et du programme de la conférence de cette année. Cette collaboration m’a valu une invitation à présider un volet particulier dont je pouvais sélectionner le sujet à loisir et inviter les participants à soumettre des documents de recherche ou des présentations. J’y ai vu une excellente occasion de présenter le travail d’Inforoute sur une scène internationale, non pas de notre seul point de vue, mais aussi de celui de nos partenaires.

Ainsi, le volet DIGIHEALTH@CA a été créé pour montrer comment Inforoute et ses partenaires ont alimenté la croissance de la santé numérique partout au pays en établissant des structures de gouvernance et de financement, en créant des normes pancanadiennes et en investissant dans l’infrastructure de la santé numérique, l’adoption, la gestion du changement et la recherche/l’évaluation.

Le premier jour de la conférence, le ton a été donné de belle façon quand Michael Green, notre président et chef de la direction, a prononcé le discours principal intitulé la santé numérique au Canada : transformer les soins de santé par l’innovation. Michael a fait suivre son allocution par une participation à une discussion en panel sur les services numériques centrés sur le citoyen en compagnie de conférenciers de la Suède, de la Norvège, des Pays-Bas et du Japon. À la diversité des provenances des conférenciers s’ajoutait une remarquable diversité de leurs expériences professionnelles.

La conférence eTELEMED était elle même un volet d’une conférence de plus grande envergure intitulée Digital World 2017, de sorte que l’allocution principale et la discussion avec le panel d’experts ont eu lieu devant le public tout entier. Ce faisant, il était rafraîchissant d’observer la variété des questions et des sujets de discussion, qui touchaient les domaines les plus divers comme l’informatique, le design industriel, les services sociaux et la fonction publique.

Le troisième jour de la conférence, deux séances venaient appuyer la vision exprimée dans son allocution d’ouverture par Michael et faire la démonstration des réalisations de notre organisation et de certains de nos principaux partenaires. La première séance abordait de façon générale les facteurs propices au développement et à la croissance de la santé numérique au Canada, les progrès réalisés à ce jour et les possibilités de croissance et d’innovation offertes par l’infrastructure maintenant en place.

Don Sweete, chef de la direction de SNOMED International, a parlé du rôle important que jouent les normes technologiques et terminologiques dans l’interopérabilité des systèmes de santé numérique, surtout pour ce qui concerne la propagation et la mise à l’échelle de la santé numérique au pays. J’entrais ensuite moi même en scène, avec une description des avantages remarquables produits par les investissements en santé numérique lorsqu’il s’agit de rendre des comptes aux bailleurs de fonds et de répandre l’adoption des outils de santé numériques par les cliniciens et les autres professionnels de la santé. J’ai ensuite décrit le document de recherche que Simon Hagens et moi même avons rédigé au sujet du calcul des avantages cumulatifs de la santé numérique selon lequel celle ci a procuré depuis 2007 aux cliniciens, aux patients et au réseau de la santé des avantages d’une valeur de plus de 16 milliards de dollars. Enfin, Tracy Johnson, de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS), a décrit le rôle que jouent les données sur la santé en milieu non thérapeutique, par exemple pour l’utilisation du réseau de la santé et l’analytique de la santé, en plus d’aborder les facteurs susceptibles d’en maximiser la valeur et l’utilité.

La seconde partie du volet DIGITALHEALTH@CA s’est attachée aux points où les soins sont donnés et a mis en lumière certaines approches innovatrices permettant de susciter un engagement de la part des cliniciens et des patients en faisant appel à la santé numérique. J’ai eu le plaisir de donner une présentation au nom de Sanaz Riahi et de Wendy Odell, de l’Ontario Shores Centre for Mental Health Sciences. Cette présentation comprenait un aperçu des stratégies qu’a employées l’organisation pour promouvoir l’adoption par les patients et leur engagement continu. Elle comportait aussi un bref compte rendu du lancement du portail patient intégré au dossier médical électronique (DME), d’une expérience de santé mobile au cours de laquelle des patients pouvaient s’auto-administrer des soins au moyen d’interventions pratiques assurées par une plateforme nuagique sécurisée pour appareils mobiles et d’un projet-pilote de clinique virtuelle qui utilisera des traitements numériques pour maximiser l’accès à des traitements virtuels établis à partir de données probantes.

Par la suite, le docteur Kendall Ho, urgentiste et chef de la médecine d’urgence numérique à l’Université de la Colombie-Britannique, a donné des exemples de la façon dont les soins peuvent être rapprochés du domicile des patients par les télésoins à domicile, ou par la télésurveillance des patients atteints d’insuffisance cardiaque ou de maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC). Ses recherches ont aussi porté sur l’utilisation des technologies de l'information pour accélérer l’intégration à la pratique de tous les jours des plus récentes données probantes sur la santé.

Enfin, j’ai donné une présentation par affiches, laquelle a été créée par notre collègue Maria Sauco, sur le cadre de gestion du changement d’Inforoute et les résultats d’un sondage pancanadien à ce sujet, qui nous donne une idée de la façon dont cette gestion se fait actuellement un peu partout au pays, sur l’utilisation des ressources et les pratiques exemplaires de la gestion du changement ainsi que sur les principaux facteurs qui inhibent ou propulsent le changement lorsqu’on veut réaliser des projets technologiques en santé numérique.

J’ai conclu ce marathon en participant à une discussion en panel intitulée Addressing Knowledge/Learning in a Smart World (Que faire des connaissances et de l’apprentissage dans un monde intelligent?), en compagnie de chercheurs de l’Allemagne, des Pays-Bas et de la Norvège. J’ai décidé de centrer ma présentation sur les résultats de nos recherches auprès des consommateurs depuis trois ans, qui recueillaient les opinions des Canadiens au sujet de leur adoption de la santé numérique et des avantages qu’ils en retirent. Une discussion, longue et animée, a suivi entre les membres du panel et l’auditoire, où les commentaires du Dr Ho ont été fort utiles, puisqu’il soumettait des arguments bien étayés et très réfléchis sur l’aspect clinique de la question.

Dans l’ensemble, je pense que le Canada a été perçu comme un chef de file de la santé numérique, surtout grâce à l’approche multi-territoriale de co-investissement d’Inforoute, au soutien financier accordé par étapes pour l’adoption et l’utilisation, aux normes pancanadiennes et à l’architecture commune, aux études d’évaluation des avantages, au transfert et au partage des connaissances ainsi qu’à l’approche stratégique et réfléchie de l’engagement de partenaires clés et du travail avec eux. La situation de notre pays contraste avec le portrait qu’en ont fait au cours des dernières années certains organismes internationaux, par exemple le Fonds du Commonwealth et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), selon qui le Canada tirait de l’arrière dans ce domaine par rapport à la plupart des pays industrialisés. Nos progrès ont été particulièrement remarquables dans des secteurs comme le partage de l’information clinique par les cliniciens et l’accès électronique des patients aux cliniciens et aux données cliniques. Par un heureux hasard, la perception désormais plus positive de la situation de notre pays a été renforcée de façon spectaculaire au dîner, après la conclusion des présentations, lorsque Michael a annoncé à notre contingent canadien qu’Inforoute avait reçu un vote de confiance du gouvernement fédéral, sous forme d'une subvention de 300 millions de dollars. Voilà qui couronnait parfaitement une expérience incomparable, à laquelle je suis très reconnaissant d’avoir été convié.

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Bobby GheorghiuBobby Gheorghiu

Bobby est gestionnaire, Tendances et Rendement, chez Inforoute Santé du Canada, où il collabore avec différents partenaires pour mesurer l'adoption de la santé numérique et démontrer les avantages des investissements dans ce domaine. Il est titulaire d'une M.Sc.S. en politique, gestion et évaluation de la santé de l'Université de Toronto.

Les praticiens ayant participé pendant 18 mois au projet collaboratif Médecine connectée — un partenariat entre Inf… https://t.co/anDmWOaYNd

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